Je suis en dpo

Je suis un plein dpo et je suis bien mon planning « soutien de la phase lutéale ». Il m’a fait peur au début mais j’en conviens, il est bien pratique.

Au programme, des ovules de progesterone, du provames, l’aspegic nourrisson, des antibiotiques et… le fameux Progiron. 60 € la semaine non remboursé. Optionnel mais le grand patron de mon centre y croit à fond. Et ce n’est pas tout, c’est injectable en sous cutané, à faire le matin. Je ne vais pas aller chez l’infirmière tous les matins. Je me remets donc aux injections (que je ne me suis pas fait moi-même depuis 2 ans … à l’époque des IAC…). J’ai l’impression de gaspiller des gouttes, ça me perturbe! 

Il faut que je me calme. Je ne le montre pas mais je suis stressée. J’ai donc décidé de travailler mon calme et la pensée positive en mettant de la musique douce.

J’ai envie de vivre des dpo zen zen zen!

Le téléphone a sonné

Vers 13:30, la PMA appelle. Mon cœur fait un bond, je m’effondre.

Mais non, c’était pour changer mon rendez-vous pour le transfert. 

J’ai beau poser des questions, la dame ne sait pas le résultat de la fécondation. Je dois attendre. Si pas de coup de fil du labo, bonne nouvelle. 

Il est 18:20. Depuis, pas de nouvelles de la PMA…

Ça voudrait donc dire qu’il y aura un transfert demain?

Ponctionnée

C’est fait, j’ai eu droit à ma troisième ponction mais la première dans ce nouveau centre.

Pas de chambre d’hôpital, tu attends dans une petite salle d’attente à l’écart mais pleine à craquer. J’étais la dernière. Donc j’ai attendu sans savoir exactement comment ça se passerait derrière la porte.

J’étais stressée.

Mon tour est venu. Au lit, on me préparer, me fait faire pipi et hop, au bloc!

Réveil en douceur et retour dans la salle d’attente. Je suis la dernière donc la salle est vide. Ouf

Résultat, même récolte que la dernière fois, 3 ovocytes. J’avais commencé à ovuler, on en espérait plus.

La dernière fois, avec cette récolte, on avait eu un début de grossesse. On peut espérer au moment au moins une embryon. 

Ils ne nous appellent que si échec de fécondation. 

Donc…

Priez avec moi que le téléphone ne sonne pas!

L’écho de rêve

Il y a de ces matins où commencer la journée à la PMA, ça part du bon pied. C’est rare mais ça existe.

J’ai des ovaires tortues donc pour moi c’est toujours l’angoisse au moment de passer sur la table d’examen. La peur de tomber sur cet échographiste relou qui va m’assomer et me dire que ça va pas du tout.

Donc, avec beaucoup d’appréhension, je vois ce médecin que je ne connais pas appeler les patientes. Puis, viens mon tour.

Et bien, j’ai eu droit à la meilleure écho de ma vie! Même pas mal lorsqu’il a cherché mon ovaires droit. Il a fait le tour, tout bien compté. En n’expliquent tout. 

Mes ovaires sont toujours aussi fainéants mais ils ont eu droit à de la considération. Ils ont peut être un peu compris leur importance!

Et en prime, je suis qualifiée pour la ponction! 

Comme quoi en PMA on peut passer du désespoir au brin d’espoir en quelques jours…

Aye, y’en a marre…

C’est reparti pour un tour. Enchos, pds à l’infini, piqûres dans les fesses, sur la cuisse,… Des rendez-vous, du mal au ventre, l’attente, du stress…

Et pour encore revivre ma réponse ovarienne à petite dose.

J’ai « envie » de tout foutre là, fuire ma vie pour tout oublier.

Bref, y’en a marre…

Et j’ attends le coup de fil qui décidera de tout…
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Merci à vous toutes pour vos gentils mots. Je ne suis finalement pas encore disqualifiée… On continue, on se repose si possible et on retourne bientôt contrôler tout ça…

Mon anniversaire, la suite

D’abord, merci pour vos mots. J’avais besoin de vider mon sac là où je serais comprise. J’ai eu raison!

Ma soeur a vu le mot de ma cousine et a trouvé ça déplacé. Elle a fait la morale à ma cousine.

Ma cousine a admis que sa mère lui en avait parlé mais que ça lui était sorti de la tête… pfff… et elle a supprimé le mot et la photo.

Bref, sans un petit message en privé pour s’excuser. Comme si la photo n’avait pas existé. Heureusement, j’avais fait une capture d’ecran! 😂 

Je plaisante mais elle a malgré tout gâché mon anniversaire. Sans explications à chéri, j’ai voulu rien faire et dormir. Hier, j’ai accepté le resto.

Ma petite soeur a réparé la situation. Elle m’a aussi dit que personne n’avait intérêt à me faire de mal. Qu’elle veillait au grain… je suis chanceuse de l’avoir!

Merci pour les voeux!

J’ai besoin de vider mon sac. Désolée par avance si je suis blessante. En fait, je suis blessée. Et l’animal blessé est parfois en mode survie.

C’est mon anniversaire. Un an de plus, les bras toujours vides. Comme tous les ans, mon facebook se remplit de mots tous très gentils. Que des bons voeux, ça fait chaud au cœur.

J’ai une cousine qui a voulu me faire plaisir. Elle m’a mis une photo de son bide de PB. En me disant qu’elle est à 39 semaines et que peut être sa princesse naitrait le jour de mon anniversaire. Je ne suis pas jalouse. Mais disons que je le vis mal… 

Pour le moment, 3 personnes extérieures ont « liké » ladite photo…


Sinon, preuve que je m’assagis, j’ai demandé à mon centre PMA de repousser ma tentative de FIV à janvier… pas envie de fêter mon anniversaire avec Mr Menopur et de pleurer un échec durant les fêtes. Assagie ou aigrie ? A voir…
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Mise à jour à midi… je viens de parler à ma mère qui me dit que ma cousine est parfaitement au courant… donc 1) ma mère en parle à toute la famille… sympa! Et 2) ma cousine vient de descendre allègrement dans mon estime ! 

Échec et mat 

J’étais silencieuse. J’ai tout de même continué à vous lire. Mais pas l’énergie de venir raconter mes misères.

Une nouvelle tentative de FIV. Des kilos en moins et l’espoir d’une bonne stimulation.

Un premier contrôle ma foie pas mal. J’avais 6 follicules sur le premier ovaire. Rien à droite. Mais 6 sur un seul ovaire, j’avais jamais vu ça. 

Et ça travaille. À gauche, à droite. 

Re-controle ce matin. Les follicules sont toujours là. Certains ont grandi. À droite, il y en a quelques uns. J’en vois 3 mais, je sais pas pourquoi, l’échographie ne les compte pas. Elle en mesure un.

Et elle me dit que c’est bien, qu’on voit que ça a commencé.

Je pars donc travailler confiante.

Et le coup de fil arrive. On arrête tout! Et elle insiste. Pas de piqure, c’est pas la peine. On arrête tout. Je comprends rien mais on arrête tout!

Encore un échec. Encore un coup de DNLP.

Et un avenir qui me semble de plus en plus sombre…

Maintenant, en plus d’avoir mal au ventre (ça travaille), j’ai mal au coeur…