Absente

Je passe en coup de vent. Je pense souvent à venir mais je ne sais plus trop quoi dire. Mes derniers écrits étaient de véritables SOS. Je ne sais pas pourquoi j’attendais une réponse alors que même la famille de Mr est absente. Pourtant je ne suis pas une mauvaise personne. Juré.

La puce grandit bien. C’est elle qui donne tout le sens à la force dont j’ai fait preuve ces deux dernières années. Elle va à l’école maintenant. Je me régale de la voir devenir une petite fille.

Le papa va mieux. Pas sorti d’affaires mais mieux. Je croise les doigts pour pas qu’il replonge. Je n’aurai pas la force de tenir. Il le sait. Il suit son protocole. Il fait de son mieux. Je le vois. J’espère que ce sera assez

Voilà pour les nouvelles. Je ne sais pas si ce sera le dernier article ou non. Le temps me le dira.

Je vous souhaite le meilleur. Et surtout, quel qu’il soit, de gagner vos combats ! 💗

Je ne suis pas venue depuis longtemps…

Ma vie est, comment dure, un chaos. Pas un joyeux bordel mais un chaos tout court. Rien ne va plus avec le « papa » de ma puce. Il sombre et sombre toujours. Il a été hospitalisé 3 mois cet automne et rechuté à peine 10 jours après la sortie.

Les conseils des assistantes sociales? Préparez vous à vous mettre à l’abri, avec votre fille. Pas très rassurant sur ses possibilités de guérison.

Ma famille est à 5000 km et avec la situation sanitaire, pas possible de compter sur une petite visite de « remise à niveau »! Côté belle famille, tout le monde est disparu : débrouille toi avec ta merde.

Et dans tout ça, il y a ELLE. Elle qui découvre la vie. Qui me fait des câlins et veut se coller contre moi. Qui me dit « regarde maman » quand elle est fière d’elle. Elle qui chante et qui me fait des blagues. Qui fait fondre mon coeur.

La vie serait plus dure sans elle. Elle est mon rayon de soleil. Ma raison de garder la tête hors de l’eau.

Je ne suis pas guérie

Le confinement va bon train. Je suis en télétravail. Mais surtout, je suis 24/24 avec ma puce et c’est un immense réconfort. J’ai le sentiment de vivre un deuxième congé maternité mais cette fois, en devant travailler. Mais entre ces réunions sans intérêt, il y a les fous rires contagieux avec celle qui fait fondre mon cœur. Je suis une Milk, je l’assume.

Dans mon équipe, il y a moi (soi d’abord!). Je regarde ma fille et je voudrais la voir grandir avec un frère ou une sœur. Mais je vieillis. Papa est toujours en dépression. Et il y a cette pandémie, qui éloigne la perspective d’un voyage en Espagne. Nos petits embryons congelés risquent bien de le rester encore un certain temps…

Il y a aussi une PMette. Qui veut un bébé, qui a foiré sa stimulation en janvier. Qui voit maintenant sa gare fermée. Je n’ose pas lui demander comment elle le vit. Je sais qu’elle le vit mal. Je suis triste pour elle.

Et il y a elle. La PB. Et oui, je vous confirme que même en télétravail, à distance, on peut être une PB. Je la vois bien se caresser le ventre toute la journée. Elle qui ne peut s’empêcher de faire référence à sa « situation personnelle » dans tous ses mails. Qui cherche l’attention dans les réunions. Qui connait la situation de la PMette mais qui ne fait pas gaffe. La C1. Qui me disait en décembre qu’elle voulait lancer le essais en janvier. Qui a déclaré sa grossesse en mars.

Je suis presque contente d’être chez moi. Je ne verrai pas son ventre s’arrondir. Avec sa « situation personnelle », elle sera en télétravail jusqu’à son congé maternité et c’est bien comme ça!

Je réalisé que je suis et resterai une PMette. Je ne suis pas guérie. Comblée d’y être arrivée. Mais pas guérie.

A celles qui se battent encore

Continuez votre combat.

Je pense à vous très fort.

💪

Je serrais ma puce pour l’endormir ce soir et je pensais à vous toutes.

Je vous souhaite tellement d’y arriver.

Voilà mon petit mot du soir.

♥️💙💚

Peut être je suis à fleur de peau. La maladie de monsieur. Le rythme effréné sans aucun appui. Jamais de répit.

Mais j’ai ce petit sas. Tous les soirs, ma puce s’endort collée contre moi. Tous les soirs, je savoure cette chance inouïe.

Je l’aime à en tembler. C’est elle mon univers!

♥️💙💚

Quand rien ne va

Tout est dans le titre. C’est la descente aux enfers pour Mr. J’ai de plus en plus de mal à gérer. J’encaisse mais j’ai des limites.

Je me suis inscrite à des ateliers de proche aidants. Sa situation entre dans les cases.

Je vais voir un psy. Pour moi. Et surtout pour que ma fille aie ube maman solide.

Mais je craque. Des que je rejoins mon lit, je pleure. Toutes les larmes de mon corps.

L’angoisse du deuxième

Ma puce vient de souffler sa première bougie. Ou plutôt, j’ai soufflé pour elle avant qu’elle ne l’attrape et se brûle! 😂 On a fêté trois fois plutôt qu’une. Dont une fois qui a été merveilleuse pour moi, auprès de ma famille. Elle était avec tous ses cousins. Le bonheur, le vrai.

J’ai aussi passé le plus beau Noël de ma vie. Pourtant, on a pas fêté tard, la petite était crevée du décalage horaire. Et comme c’était dans une maison « non sécurisée », j’ai passé pas mal de temps à courir derrière elle. Mais rien que de la voir rire avec la famille, j’étais heureuse.

Bref, elle va bien. Je touche du bois. Elle rit beaucoup, s’affirme de plus en plus et me fais plein de bisous. Je suis bénie de l’avoir.

Déjà plus d’un an. Déjà plein d’histoires à lui raconter plus tard.

Et je pense à l’avenir, oui. A nos petits embryons sur la banquise. A mon âge qui avance. A mon chéri qui est malade, mon ombre au tableau. Et je suis perdue.

Je commence à me dire que la décision du deuxième devra venir bientôt. Est-ce qu’on tente nos 3 embryons? Est-ce qu’on renonce? Si on renonce, est-ce que je passerai ma vie à me demander ce qu’ils sont devenus? En Espagne, ils ne les détruisent pas, c’est la science ou un autre couple.

Et ma fille, elle a le droit de ne pas grandir seule.

Mais comment y arriver avec un mari malade et pas de famille à proximité? Je cours déjà avec ma puce.

Si j’écoute mon coeur, je fonce.

Si j’écoute ma tête, je renonce.

Lequel gagnera?

C’est ce que je disais… L’angoisse du deuxième…

Sa maman

Elle est née.

Le bonheur d’y être arrivés.

Puis j’ai commencé à me perdre. Je n’avais plus de repères. Je passais tout mon temps à m’occuper d’elle.

Physiquement, je ne me sentais plus la même personne. Je me sentais « altérée », « épuisée ».

Ma maman était là. Elle me comprenait. Elle m’a donné le coup de pouce qu’il fallait pour redevenir moi.

Petit à petit, je le suis redevenue. Mais pas complètement.

Et c’est là que la magie opère. Je suis moi mais je suis surtout SA maman.

Je ne m’appartiens plus totalement. Je lui appartiens. Et les choix que je ferai auront un impact sur sa vie. Elle me regarde avec ses yeux qui attendent tout de moi.

Je suis SA maman.

Comme ma maman était à moi, petite. Et encore aujourd’hui! 🙂

Maintenant, à moi d’être une aussi bonne maman… Et la barre est placée haut!

L’envie d’écrire

J’ai envie d’écrire mais je ne sais pas trop par où commencer. Je fais partie des chanceux qui viennent d’embrasser leur trésor qui est maintenant au lit. J’ai la chance infinie de considérer mon combat comme gagné. Même si je ne le réalise pas encore après presque un an.

J’ai repris le travail il y a déjà deux mois. Je cours. Je m’ennuie de ma puce. Je fais de mon mieux.

Son papa est malade. Depuis quelques mois déjà. Les jours où il va bien, je souffle un peu. Les autres jours, je compense. Ce n’est pas toujours facile. Mais encore là, je fais de mon mieux.

J’aime tellement cette petite fille que je ferais tout pour elle.

Au travail, je redécouvre un plaisir à travailler! C’est comme si le fait que ce combat avec la PMA est terminé, j’ai soudain une énergie nouvelle. Je ne vois plus tout sombre, ce mal être qui m’habitait est disparu.

Ma fille m’émerveille. Elle est pleine d’énergie. Elle est curieuse. Elle est vive. Elle est le centre de ma vie!

J’avais envie d’écrire, avec des idées un peu en vrac. Comme mes réflexions sur le sort de nos trois embryons. Pour le moment, nous les conservons. Tant que nous n’y verrons pas clair sur la santé de mon chéri, difficile de se projeter. Difficile de renoncer à eux. Prenons encore le temps d’y penser.

Mais pour l’instant, profitons de notre blondinette qui grandit. Et faisons en sorte que son papa aille mieux.

J’avais besoin d’écrire. Voilà, c’est fait!

❤️

CQFD

Je suis partie en congé maternité. Puis parental. Au total près d’un an d’absence.

Elle…

Avait un solitaire au doigt il y a un an

A changé de nom durant mon absence

A un gros bide à mon retour

La suite « socialement acceptable » est démontrée.

CQFD

Et moi? La grossesse doit m’avoir guérie. Là où j’aurais souffert de voir ça il y a quelques temps, là ça me laisse de marbre.

Je me dis simplement qu’elle n’a certainement pas connu les mêmes galères!