2 mois avec toi [Milk]

Il y a deux mois que j’ai rencontré ma puce. Deux mois que je suis sa maman. Qu’est-ce qu’elle a changé :

– Elle dort ses nuits, merci ma merveille!

– Elle gazouille à souhait et nous fait les plus beaux sourires du monde!

– Elle grandit à vue d’œil, Exit le 1 mois, bonjour le 3 mois… Mon coeur de maman dit snif snif…

-Elle parle… Areee. Son papa fond devant elle et moi aussi!

– Elle ne pleure plus quand je la mets sur le ventre. Elle est forte maintenant!

-Elle s’éclate avec son mobile et son aquarium. Je ne m’en lasse pas!

Ces deux derniers mois n’ont pas été de tout repos. Mais je suis comblée.

Il m’arrive de penser à cette personne qui a rendu ce bonheur possible. Je dis merci.

Et vive le don!

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La boucle est bouclée

Je suis à mon rendez-vous de suivi post accouchement.

Il se tient dans les anciens locaux de mon centre PMA.

J’ai un drôle de sentiment.

Celui de clore un chapitre de ma vie.

De boucler la boucle.

Et enfin ouvrir une nouvelle page!

Et maintenant?

J’ai envie d’écrire un article mais j’avoue que j’hésite. J’ai peur de blesser certaines personnes. Mais en même temps, je voudrais donner de l’espoir à celles qui attendent le train. L’attente et le combat, aussi douloureux soient-ils, en valent la peine.

Je ne pense pas tous les jours au parcours jusqu’à ma puce. Mais il a été long. 8 ans. 6 IAC. 6 stimulations pour une FIV. 4 débuts de grossesse. Une FIV DO. Une warrior qui s’est accrochée. Enfin! Ou plutôt Ouf!

Tous les jours, j’ai la chance inouïe de caresser la joue de ma puce et de lui dire à quel point je suis heureuse qu’elle soit là.

Les premières semaines sont déjà du passé. Que dis-je! Elle a déjà plus d’un mois! Au risque de me faire lancer des tomates, je l’avoue. Ce premier mois n’a pas été facile. Entre le séjour à la maternité qui m’a épuisée, les fêtes de fin d’année et la visite associée, le rythme à prendre jour et nuit et la grippe qui nous a tous touchés (sauf heureusement la petite!), ces premières semaines ont été dures.

Je puisais mon énergie à regarder mon bébé grandir. Elle s’éveille de plus en plus. Elle est curieuse. Se sent rassurée dans mes bras. Elle adore regarder les poissons de son aquarium. Elle est adorable! Je l’aime plus que tout!

Je commence à prendre un rythme. J’instaure des rituels avec elle. Le coucher, la tétée avant le biberon, les soins, … Bref, je sors un peu la tête de l’eau mais plonge à fond dans mon rôle de maman.

Je me demande ce que je vais faire de ce blog. J’ai encore envie d’écrire mais j’ai peur d’être mal vue…

En même temps, mon combat n’est peut être pas fini. Nous avons encore quelques embryons sur la banquise. Aujourd’hui, c’est beaucoup trop tôt pour dire ce qu’on va faire. Mais il m’arrive de rêver de revivre une grossesse…

Que 2019 soit douce

Je passe rapidement vous offrir tous mes meilleurs vœux pour cette année toute neuve. Qu’elle soit douce et porteuse d’espoir.

Que celles qui attendent sur le quai montent enfin dans le train. Que celles qui y sont arrivent paisiblement à destination. Que ce coup de fil tant attendu se produise enfin.

Pour celles qui sont enfin à destination; savourez votre chance!

Pour la première fois depuis des années, je n’ai pas eu de pincement au coeur quand minuit a sonné. J’ai pris ma puce dans mes bras et je l’ai embrassé très fort.

Je vous souhaite à toutes la même chance. Et je pense à vous très fort, restez combatives, ça en vaut la peine.

Que 2019 soit l’année tant attendue!

Je vous embrasse!

Le jour où je suis devenue maman

C’était il y a quelques semaines, déjà. Le terme était dépassé et mon accouchement a été déclenché. Ça a été long, très long. 43 heures. La péri ayant été rapidement installée, je n’ai pas eu trop mal. Mais c’était trop long. Mon corps n’en pouvait plus, je faisais de la fièvre. Le rythme cardiaque de la puce fatiguait et elle était encore trop haute. Ça s’est donc terminé en césarienne. Un petit coup de stress. Une installation rapide au bloc et j’ai entendu des pleurs. Les pleurs de mon bébé.

Mes larmes se sont mises à couler. Je l’ai vue. Elle était belle. Superbe. Et elle est partie aux soins avec son papa, le temps que je passe en salle de réveil et que je revienne à ma chambre

C’est en revenant que la vraie rencontre a commencé. Ma petite contre moi, qui se sent rassurée contre mon sein. Moi, qui apprend doucement à devenir sa maman. C’est magique. Extrêmement fatiguant mais tellement magique.

C’est vrai qu’un accouchement ça s’oublie vite. Je le revivrais sans hésiter.

C’est vrai qu’une grossesse, ça passe vite. Trop vite. J’espère avoir la chance de revivre ça. Mais je me considère déjà bénie d’y avoir eu droit.

Le soir de sa naissance, j’ai fait une belle rencontre. J’avais décidé d’accoucher dans l’hôpital de mon ancienne PMA. Ce que je ne savais pas, c’est que l’infirmière de l’ancienne PMA n’avait pas suivi au nouveau centre et travaille maintenant à la maternité de l’ancienne PMA… (La reine de la PMA, Psychota, vous voyez qui… ?) Et ce soir-là, elle m’a reconnue. Elle est venue me voir, m’a prise dans ses bras et s’est mise à pleurer de voir qu’on y était enfin arrivés. Que d’émotions!

Ce jour-là, je suis devenue maman. Ma nouvelle vie, notre nouvelle vie commençait.

Elle est là

C’est les bras remplis d’une petite puce qui dort contre moi que je passe rapidement vous annoncer qu’elle est là.

Encore plus belle qu’on ne pouvait l’imaginer.

Un paquet d’amour dont on doit maintenant apprendre à s’occuper.

Nous ne réalisons pas encore.

Elle est là, notre fille.

Nous sommes une famille.

Je suis maman.

(Je reviendrai avec plus de détails, promis!)

Les derniers jours… Avant le grand jour!

Je pense que ça sera mon dernier article avant la grande rencontre. Celle que j’attends depuis si longtemps!

Bon, ça y est, j’écris ces mots et je me mets à chialer! Allez, je mets ça sur le coup des hormones!

Est-ce que je suis prête? Impossible de dire. Moi, je m’imaginais passer des jours entiers dans mon canapé à trouver le temps trop long. Et bien, j’avais tout faux.

J’en viens à souhaiter quelques jours de plus pour avoir le temps de faire ceci ou cela! Mais tout en me disant que je voudrais qu’elle arrive la semaine prochaine pour éviter un déclenchement!

Est-ce que je pense à l’accouchement? Honnêtement, pas trop. Je pense que j’en ai tellement peur que je le vivrai le moment venu.

Par contre, je pense beaucoup à l’allaitement. Je souhaite tant que ça marche bien, de pouvoir vivre cette expérience.

C’est fou, je suis entre les regrets que cette période magique de la grossesse soit bientôt derrière moi, j’aurai eu peu de temps une fois les angoisses dissipées. Vu les années pour obtenir une grossesse, le risque est fort pour que ce soit la seule. Je veux donc la vivre au max. Il faut dire que côté symptômes, j’ai eu beaucoup de chance. Et d’un autre côté, il me tarde de découvrir cette petite puce. De la rencontrer, enfin! Et de la partager avec son papa et sa famille qui l’attend aussi depuis si longtemps!

Mais j’avoue, pour le moment, je la garde pour moi. Je savoure ses coups, même ceux dans ma vessie! Je lui dis tous les jours à quel point je l’aime et caresse doucement mon ventre.

Et oui, pour quelques jours encore, je suis une vraie PB!

Les dates qui marquent

Il y a de ces dates qui marquent. Et aujourd’hui en est une. Il y a cinq ans, jour pour jour, nous allions à notre premier rendez-vous en PMA. Le cœur rempli d’espoir… Que ça marche vite. C’est ce qu’on nous disait! Pas de problème particulier. Juste besoin d’un petit coup de pouce pour aider tout ça.

D’ailleurs, ce jour-là, on a demandé la prise en charge à 100%. Qu’on a eue… Pour cinq ans! Je ne comprenais pas pourquoi ils le donnaient aussi longtemps. Une ou deux IAC et ça devait le faire!

Et depuis, tant d’épreuves.

Notre 100% vient de prendre fin. Il y a un an, je redoutais cette date. L’échec ultime. Je me voyais au fond du gouffre.

Mais pour cette échéance, j’ai le cœur rempli d’espoir. Ma puce et moi, on a atteint cette semaine les 37 SA! Et comme m’a dit la sage-femme…

« Elle n’a plus qu’à arriver cette petite! »

C’est fou comme ça change tout à cette échéance fatidique! J’aimais je ne pourrai oublier le chemin parcouru ni les épreuves. Cinq ans de ténacité mais l’espoir en cadeau.

Ca a valu le coup, non?

J’ai vu l’anesthésiste…

Histoire de préparer mon accouchement (truc de ouf!), je devais rencontrer l’anesthésiste. La consultation est obligatoire, que je veuille une péridurale ou non. Ca tombe bien, je la veux! 🙂

En vieille routière de la PMA, des anesthésistes, j’en ai rencontré tout plein. Et comme j’ai choisi d’accoucher dans l’hôpital où j’ai fait des FIV, je ne partais pas en terrain inconnu. La salle d’attente a un peu changé, ils ont enlevé les plantes en plastique et ajouté des chaises.

Environnement connu. Par contre, la consultation, rien à voir. Plein plein de questions et de tests. A priori, tout est ok. Sauf ma tension. Avec le stress, elle a grimpé haut, très haut.

Ni une ni deux, je me suis retrouvée aux urgences maternité. A faire le premier monitoring de ma vie. Dans ma tête, tout allait vite… La liste des affaires à demander à l’homme… Est-ce que ma puce est en danger?

Au final, ma tension est redescendue. Ma puce va bien. Et je suis rentrée chez moi rassurée…

Ca va de plus en plus vite!

36 SA. Dans une semaine, ma puce peut arriver sans prématurité. Dans quelques semaines, elle sera dans nos bras. C’est juste fou! Autant j’ai trouvé mes deux premiers trimestres longs, autant je trouve que le temps file depuis que j’ai arrêté le travail.

Nous étions 5 femmes enceintes dans mon entourage. Toutes ont accouché. Sauf moi. Mais ça avance!

J’ai peur de ne pas avoir le temps de tout préparer. De ne pas avoir assez de temps pour me reposer!

Paradoxalement, j’ai hâte de la voir et de l’avoir dans mes bras mais j’ai peur de ne pas assez profiter de ses mouvements dans mon ventre.

J’ai peur que le temps file trop vite. De ne pas assez profiter de chaque instant avec elle.

Et aussi peur de ne pas être a la hauteur. Pour cette puce que j’attends depuis si longtemps.

Encore quelques semaines.

C’est juste fou d’être aussi près de ce rêve… qui nous semblait si inaccessible depuis tant d’années!